Deux poèmes d’Anna de Noailles

Tellement beau…

La Bouche à Oreilles

noailles J’ai trouvé le premier de ces poèmes dans l’anthologie de la poésie française (volume 2) publiée chez la Pléiade, mais on le trouve facilement dans n’importe quelle anthologie de la poésie française recouvrant la période post-symboliste, c’est-à-dire les premières années du 20è siècle.
J’ai trouvé le deuxième poème dans la Petite anthologie de la poésie amoureuse parue chez First Editions dans les années 2008. Il est extrait du recueil Poèmes de l’amour (1924).

***

La vie profonde

Etre dans la nature ainsi qu’un arbre humain,
Etendre ses désirs comme un profond feuillage,
Et sentir, par la nuit paisible et par l’orage,
La sève universelle affluer dans ses mains !

Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,
Boire les sel ardent des embruns et des pleurs,
Et goûter chaudement la joie et la douleur
Qui font une buée humaine dans l’espace !

Sentir, dans son cœur vif, l’air, le…

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SO INTO THE WILD (2) S/ « There Goes My Miracle » ( Bruce Springsteen)

Pour une belle journée d’excursion.

Le monde de SOlène, le blog

La vie, ce n’est pas seulement respirer, c’est aussi avoir le souffle coupé. – Alfred Hitchcock..

Quand Bruce Springsteen se la joue mélancolique sur des airs de country, je craque. Du coup, je ne pouvais pas ne pas partager ce coup de coeur musical. D’autant plus qu’il m’inspire…

Nostalgie, nostalgie… quand tu nous tiens ! Que la Suisse et ses paysages me manquent, par moments !

Au coeur d’une réserve  naturelle de 15 kms carrés dans le Massif du Jura, le Creux du Van est un cirque Rocheux d’environ 1400 mètres de large pour 200 mètres  de hauteur. Il est situé sur le territoire de Gorgier ( commune de la Grande Beroche, canton de Neuchâtel). La paroi rocheuse  marque la limite avec le canton de Vaud. 

Un des attraits du Creux du Van tient à  la présence  des bouquetins, peu farouches et facilement  approchables. 

Et puis, à  proximité  des…

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Bashô père du Haiku.

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On ne peut parler du haiku sans évoquer le poète Matsuo Basshô, le « bananier » , Munefusa de son vrai nom, né en 1644 à Ueno, actuellement un quartier de Tokyo. Il est considéré comme le fondateur du Haiku. Il en a composé près de 2000.
Il est un maître reconnu, entouré d’élèves Il fonde sa propre école dite « Shômon ». Ses premiers recueils sont publiés en 1682 ce qui ne le retiendra pas de partir sur les routes.
Menant une vie de moine bien qu’il soit érudit, il effectuera un long voyage de plus de 1500 km pendant 9 mois entre 1684 et 1685. Il devient « moine errant » en quête de spiritualité.
Enfin un second voyage en 1689 de 2400 km, « Sur le chemin étroit du Nord Profond », pendant lequel il écrit son journal de voyage sous forme de Haiku, voyage initiatique autant que pèlerinage.
Il décédera en 1694.

Fin du Printemps

Le printemps s’en va
Un oiseau se plaint, les carpes
On les larmes aux yeux.

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Yu-ku a-ru ya
to-ri na-ki u-wo
Me wa na-mi-da

Eté

Ilôts fracassés
par milliers, dans l’océan
Paisible de l’Eté

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Sh-ima ji-ma ya
Chi ji ni ku-da-ke-te
Na-tsu no u-mi

Automne

Les rizières sont
Du même vert que la mer
Débit de l’automne

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Ha-tsu aki ya
Umi mo a-o-ta no
Hi-to mi-do-ri

Hiver

Comme un moine décharné
Un saumon sèche dans le vent;
C’est la saison froide.

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Ka-ra za-ke mo
Kû-ya no ya-se mo
Ka-n no na-ka

Les Haiku évoquent toujours une saison avec un mot ou une partie du Haiku.

C’est le « kigo ».

Ephéméride poétique
à l’usage des poètes composant des haïku en langue française

saijiki

 

 

L’esprit du Haïku, de Terada Torahiko

L’art de l’essentiel.

La Bouche à Oreilles


J’ai acheté ce petit livre à l’occasion d’une récente promenade au rayon poésie de la librairie Gibert à Paris, et son titre L’esprit du Haïku a tout de suite attiré mon attention, comme vous pouvez l’imaginer.
Il s’agit ici d’un essai, d’une réflexion sur l’aspect typiquement japonais de cette forme de poésie qui concentre dans ses trois vers de dix-sept syllabes toute la pensée nippone : son rapport à la nature, sa philosophie, ses interactions entre objectivité et subjectivité, son sens de l’impermanence, la structure et la musicalité de sa langue, son émotion toute particulière face au cycle des saisons et à des expressions comme « fine pluie de printemps » ou « tempête d’automne », etc.
Aux yeux de Terada Torahiko, qui écrit cet essai vers le milieu des années 1930, à une époque où le Japon commençait à être très nationaliste, le haïku ne saurait être composé que par des poètes japonais…

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Emile Verhaeren (1855-1916)

Bonheur des yeux et du palais

Avec mes vieilles mains…

Avec mes vieilles mains de ton front rapprochées
J’écarte tes cheveux et je baise, ce soir,
Pendant ton bref sommeil au bord de l’âtre noir
La ferveur de tes yeux, sous tes longs cils cachée.

Oh ! la bonne tendresse en cette fin de jour !
Mes yeux suivent les ans dont l’existence est faite
Et tout à coup ta vie y parait si parfaite
Qu’un émouvant respect attendrit mon amour.

Et comme au temps où tu m’étais la fiancée
L’ardeur me vient encor de tomber à genoux
Et de toucher la place où bat ton coeur si doux
Avec des doigts aussi chastes que mes pensées.

Avec mes sens, avec mon coeur …

Avec mes sens, avec mon coeur et mon cerveau,
Avec mon être entier tendu comme un flambeau
Vers ta bonté et vers ta charité
Sans cesse inassouvies,
Je t’aime et te louange…

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Retrouvailles

 

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si peu de chair sur tes os
si peu de sang dans tes veines
si peu de souffle au petit matin
pour un dernier soupir
si sereine dans ta robe blanche
Si légère devenue
pour emporter le poids d’une vie
tant de travail, de chagrin, d’amour
tant de courage
pour dissoudre la douleur
pour absoudre la souffrance
tes yeux aveugles qui déjà
cherchaient le chemin
qui cherchent celle
qui t’a  attendu
toute une vie

celle qui t’a gardé toute sa tendresse

celle que tu vas retrouver

« Et juste devant elle, là, devant la porte, en pleine lumière, il y a sa mère qui l’attend, debout, les bras tendus. Elle est aussi belle que dans ses souvenirs, jeune, avec ses cheveux noirs qui flottent dans la nuit.

Elle lui sourit.

-C’est toi?
-Oui, c’est moi. c’est moi depuis le début ».

Les babouins du baobab, Tania Sollogoub.
Médium club.

C’est l’angoisse de la séparation (Rabindranath Tagore)

Ce qu’il faut de chagrin pour toutes ces chansons.

Arbrealettres


Illustration:  Jean Zakarauskas

C’est l’angoisse de la séparation
qui s’épand par tout le monde
et donne naissance à des formes sans nombre
dans le ciel infini.

C’est ce chagrin de la séparation
qui contemple en silence toute la nuit d’étoile en étoile
et qui éveille une lyre parmi les chuchotantes feuilles
dans la pluvieuse obscurité de juillet.

C’est cette envahissante peine
qui s’épaissit en amours et désirs,
en souffrances et en joies dans les demeures humaines,
et, de mon coeur de poète, c’est toujours elle qui fond et ruisselle en chansons.

(Rabindranath Tagore)

Recueil: L’offrande lyrique
Traduction: André Gide
Editions: Gallimard

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Vannerie en bambou.

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Corbeilles à fruits et vanneries murales,  paniers destinés à accueillir des ikebana, * ou pour la cérémonie du thé ou objets d’art sans fonction utile.

*arrangements floraux.

vannerie en bambou

 

 

 

le lapin sur la lune

Contes et légendes du Japon : le lapin sur la lune

« Fendre l’air » exposition du musée du Quai Branly à Paris.

Cette exposition est dédiée à la mémoire de NAKAMURA kEN’ICHI (1952-2018)