Envol

Le Leman, en toile de fond le majestueux massif des Dents du Midi.

Hortus Closus

seagul

Les derniers instants
Sur les bords du Lac Léman,
La mouette s’envole.

Déjà le temps reprend ses
Droits, retour du quotidien.

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Grand-mère, suite.

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La danse de l’abeille.

Petite, regarde l’abeille qui vole, ne t’agite pas, n’aie pas peur, elle ne te piquera pas, elle est trop occupée à danser dans le soleil. Sa danse fait vibrer la lumière, de cette vibration que connaissent les amants. Petite, ne la crains pas, suis là du regard. On ne saisit pas l’abeille, mais comme elle, tu peux danser dans ce nouveau printemps, le cinquième de ta courte vie. Tu verras encore souvent danser l’abeille, s’unir à la vie, perpétuer le chant d’amour.
Petite abeille de mon coeur, que serait la vie sans cette danse nuptiale qui t’a donné la vie. Petite abeille, danse l’émerveillement de l’amour, je n’ai pas oublié la joie et le bonheur de ces instants où les âmes, à travers les corps, vibrent à l’unisson.
-Grand-mère, c’est quoi « des amants » ?
-Ce sont des êtres qui, comme l’abeille, ont dansé dans la lumière de leur amour, qui ont marché sur les cailloux du chemin comme si c’était le plus doux des parterres fleuris, qui se sont envolés parfois, tellement ils se sentaient légers, et comme tous les amants se croyaient seuls au monde.
-Mais moi ne n’ai pas envie d’être seule au monde, ce serait trop triste. C’est vrai, j’aime être parfois seule avec toi, seule avec mon papa ou seule avec ma maman mais j’aime surtout quand tout le monde est réunis .
-Tu as raison petite abeille, nous avons besoin de nos être chers à nos côtés, l’amour ressemble parfois à un peu de folie, nous avons tellement besoin que le ciel se colore d’arc-en-ciel et de trésors qui seraient cachés à leur pieds.
-Grand-mère, l’abeille a disparu et je ne vois pas de ruche tout près.
-Sans doute sa ruche est secrète, c’est le miel qu’elle a versé dans ton coeur qui te nourrira de sa douceur, n’oublie pas sa saveur de soleil.
-Grand-mère, j’ai envie de jouer avec l’eau de la fontaine, je vois plein de petites étoiles…

Louis-François Delisse – Qui a dit que je ne reverrais plus…

Emporte-moi…

BEAUTY WILL SAVE THE WORLD

Qui a dit que je ne reverrais plus
jamais l’os d’or du soleil
rouler dans nos têtes
qu’entre mes mains ne pendrait plus
la caresse jaune
que ta langue ne serait plus
jamais ma rame ?
le chat soyeux du soir pose
ses trois pattes sur l’œil de l’horizon
et derrière les croupes et les reins
des hauts rochers
je plonge dans le puits retourné
montant en mon enfant
descendant en mon père.
Emporte-moi par la caresse
jusqu’à l’oreille du dattier.
Là je compterai tous tes os
là j’enlèverai ma tête
et m’emplirai le cou
de tout ton corps.
Là tremble la joue du soleil
où goutte à goutte gouttent
quatre colombes.

***

Louis-François Delisse (1931-2017) – Passe de l’os jaune (1972) – Aile, elle (Le Corridor bleu, 2002)

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-Grand-mère, prends-moi dans tes bras, allons écouter l’histoire…

 

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-Viens donc près de moi, Petite, ouvre le livre.

Le Chaman a traversé tous les horizons. Il a ramené la Pierre de Jade, l’a posée sur mon cœur, elle brille dans la nuit d’une lueur d’aurore boréale, elle pulse lentement de toute sa force de vie. Te souviens-tu  de ces constellations lointaines qui dessinaient un bestiaire dans le ciel, j’ai tant aimé le  suivre sur ces chemins parsemés d’étoiles, chaque étoile est un guide pour ceux qui ont oublié d’où nous venons, chaque étoile est un poète qui me sourit è travers le temps, à travers l’espace, plus loin que nos chagrins.

-Grand-mère, il m’arrive de pleurer aussi, d’être triste quand je vois souffrir ceux que j’aime, ça me fait trembler comme les feuilles dans le vent. Alors je mets ma main dans leur main mais ça ne suffit pas toujours. Je suis si petite devant le mystère de la vie, je sais si peu de choses. J’ai tant de pourquoi, dis, grand-mère, tu répondras à mes questions ?

-Mon Ange, il y a tant de questions qui me sont comme des fantômes qui reviennent hanter mes nuits, mais …chut, ton âme est trop fraîche, trop tendre encore, reste dans le refuge de mes bras, pour grandir encore un peu, pour apprendre que tu devras vivre avec, ta vie durant. Ces questions là, le Chamane les a transformées en un Océan aux vagues ondulantes reflétant l’azur du ciel. Chaque goutte d’eau est une question qui n’a pas trouvé de réponse, mais ensemble elles ont fait un lieu de rêve où dansent les sirènes.

-Alors, si l’océan est trop vaste, écoute le chant des oiseaux, regarde l’insecte qui dit la vie, coûte que coûte, et surtout chante, sourit, que ton cœur soit léger comme ce ballon qui voudrait s’échapper de ta main. N’oublie pas, c’est aussi pour toi que le chamane a traversé les horizons, pour te voir sourire, pour te voir aimer la vie, c’est pour toi que je l’ai suivi, et maintenant il reste cette merveille qui luit doucement au fond de moi. C’est pour  toi, Mon Ange, ma Princesse, c’est pour toutes ces questions auxquelles je ne saurai jamais te donner de réponses.Et pourtant, ou peut-être justement à cause de ces réponses qui me sont interdites, je t’aime.

-Grand-mère, je n’aime pas que tu pleures, allons dans le jardin, je veux voir si  les perce-neige se sont ouvertes depuis la semaine dernière. Et j’entends des oiseaux.

–Oui, ma Douceur, viens…

Hikikomori*

*Ce phénomène qui voit des adolescents s’enfermer dans leur chambre pour ne plus en sortir, parfois pendant des années, est très connu depuis la fin des années 1990 au Japon. Il se répand partout dans le monde y compris en France.

http://www.slate.fr/story/98961/hikikomori

 

« De l’autre côté de la porte »

 

« Résigne-moi »…. Suivi par « Ma valse » et « Mes souvenirs de toi »

La Brévigne, une expérience du Grand Nord.

Le monde de SOlène, le blog


Il y a des moments où les mots s’usent et le silence commence à raconter -Khalil Gibran…

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Ça y est enfin j’ai trouvé le feu du calumet 
J’avais pas imaginé tout ce que j’y verrai, ça réveille des douleurs 
Profond miroir de toutes mes peurs 
Toutes mes angoisses sont réveillées 
Comment m’ouvrir et pas sombrer 
Mais j’peux plus m’enfuir, faut bien affronter 
Regarder en moi ces choses cachées

Tous ces silences qui s’imposent, moi qui parle d’habitude
J’ai plus peur de paraître nue dans ma folle solitude, je rêve de plus me juger 
Car la vie me montre ce que je dois affronter 
J’contrôlais tout pour pas m’effondrer 
Un plan pour tous un plan gagné 
Je lance la balle

J’ai peur qu’tu t’en ailles en m’laissant sans bruit 
Alors j’fais semblant de tout oublier 
Loin d’tes sourires qui parlent pas

Comme un amant qui reste pas 
Je laisse aller c’que…

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