Commencement

Comme des yeux d’enfants

Traces du souffle

 

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on pourrait bien
renaître

un matin
de rosée

on verrait
la lumière
comme pour la première fois

nos vieilles paupières
en seraient dévoilées

une aube
de l’être

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Barbara-Minotaure

« Comme un enfant rebelle qui dépose les armes »

….

Mais un matin tranquille, j’ai vu le minotaure
Qui me jette un regard comme l’on jette un sort.

Dans le grand labyrinthe où il cherchait sa vie,
Volant de feu en flamme, comme un grand oiseau ivre,
Parmi les dieux déchus et les pauvres amis,
Il cherchait le vertige en apprenant à vivre.

Il avait cheminé, les genoux sur la terre,
Le regard égaré, embrouillé par les larmes,
Souvent par lassitude, quelquefois par prière,
Comme un enfant rebelle qui dépose les armes.

Dans ce grand labyrinthe, de soleil en soleil,
De printemps en printemps, de caresse en aubaine,
Il a refait mon lit pour de nouveaux sommeils,
Il a rendu mes rires et mes rêves de reine.

Dans le grand labyrinthe, de soleil en soleil,
Volant dans la lumière, comme deux oiseaux ivres,
Parmi les dieux nouveaux et les nouveaux amis,
On a mêlé nos vies et réappris à vivre…

La Tour de Babel

« Entre je doute et j’ai la foi »

Le monde est dans tes yeux ...

.

La tour de Babel

.

Ils prennent la route de Babylone

.

Tout en haut d’la Tour de Babel

Ils souhaitent toucher les cieux

Tout en haut d’la Tour de Babel

Ils souhaitent parler aux Dieux

.

Entre le ciel et terre promise

Sur son bonhomme de chemin d’croix

Celui-ci ressemble à Moïse

D’aucuns lui emboîtent le pas

Lui vient de grande solitude

Il a tutoyé les Bermudes

Entre tempêtes et calmes plats

Entre je doute et j’ai la foi

Lui c’est un oiseau de passage

Un compagnon du Moyen- Age

Il a surfé sur la beauté

Des trois niveaux du charpentier

.

Tous prennent la route de Babylone

.

Lui c’est l’étranger voyageur

Il a connu des matins calmes

Il s’est saoulé au vin de palme

Avec des frères de couleur

Lui connait les chemins des cimes

Les chemins les moins encombrés

C’est un solitaire anonyme

Il a…

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Comment le mot s’est-il fait chair pour toi (Ali Hamouda)

De l’incarnation des mots.

Arbrealettres


Je répète les mots inexacts
les mots impuissants
les mots injustes
les mots de miel qui blessent l’oreille
les mots d’amour qui embrasent la haine
les mots durs et creux
désespérément creux comme
la tête et comme l’âme
comme la main tendue dans un geste de grâce
comme la main qui tient la dernière goutte d’eau
et qui s’étonne de
ses rides plus assoiffées que la gorge.
Mon Dieu, comment le mot
s’est-il fait chair pour toi?

(Ali Hamouda)

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Hannya shingyo, sutra du cœur de la plus haute sagesse. Bouddhisme Zen.

 

Commentaires.

Kanjizai est le bodhisattva de l’authentique liberté de l’existence sur terre. Au temps de la pratique de l’esprit le plus haut, qui va sans cesse au-delà, le bodhisattva, à l’encontre directe des cinq agrégats, observe-reconnaît-saisit qu’ils sont Ku, sont vides d’existence propre. Toutes les souffrances s’en trouvant ainsi tranchées, les existences sont libérées à la racine.

Sharishi ! Les formes de Ku et Shiki ne sont pas distinctes et séparées. L’existence est aussi non-existence. La non-existence est existence. Dans un mouvement perpétuel, Ku et Shiki sont sans cesse changeant. S’évanouissant, toutes les existences retournent à leur nature originelle, Ku. A partir de Ku, toutes les existences se composent. Les perceptions des sens[2], conceptualisations-imaginations, actions, consciences sensorielles propres sont aussi ainsi.

Sharishi ! Ainsi tous les dharmas sont sans ego, toutes les existences du cosmos ont la forme et l’aspect de Ku : non nées sans destruction, sans souillure sans pureté, sans augmentation sans diminution.

Donc, dans l’espace de Ku, il n’y pas de phénomènes. Il n’y a ni réceptions–perceptions des sens, ni conceptualisations-imaginations, ni actions, ni consciences sensorielles propres.

Il n’y a ni yeux ni oreilles ni nez ni langue ni corps ni intention. Il n’y a pas non plus de couleurs, de son, de parfum, de goût, de toucher, de dharma.

Il n’y a pas ni le monde des yeux, jusqu’au monde de la conscience propre. Il n’y a ni ignorance (mumyo : pas de lumière) ni extermination de l’ignorance. Il n’y a pas ni vieillesse ni mort. Il n’y a pas de souffrances. Il n’y a pas non plus de chemin pour créer ou détruire les souffrances à la racine.

Il n’y a ni conscience éveillée ni réalisation car il n’y a pas de moi-je (de soi) pour recevoir la moindre substance – de but ou de profit.

Le Bodhisattva plonge sur la terre.  S’appuyant la sagesse Hannya qui va toujours au-delà, l’esprit n’est pas pris dans le filet. Non piégé, l’esprit est ainsi libéré de tout obstacle.

Dans l’esprit, il n’y a aucune peur. Ainsi le bodhisattva quitte la rive de la folie des concepts-idées-imaginations et consciences perceptives-sensorielles. L’aile du salut, le Non-Né (Nirvana) est atteinte.

Ici réside le fondement de l’esprit de la sagesse la plus haute des Bouddhas des trois temps. Ils parviennent ainsi à l’authentique vérité, l’éveil juste sous l’arbre de la Bodhi.

Donc l’esprit Hannya Haramita est le grand mantra[3], le grand mantra de la lumière, le mantra le plus élevé, le mantra sans fin. Sa force est capable de trancher toutes les souffrances à la racine. C’est la vérité authentique sans illusion. C’est l’enseignement de la sagesse qui va au-delà. C’est le vrai mantra.

Gya tei. Gya tei. Hara gya tei. Hara so gya tei. Allons sur l’autre rive.

Maka Hannya Haramita Shingyo -Traduction selon les commentaires de Taisen Deshimaru

Nagasaki, 9 août 1945.

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Nagasaki commémoration

 

Commémoration dans le Parc de la Paix à Nagasaki , du largage de la bombe atomique le 9 août 1945. Le parc de la Paix est un espace de recueillement pour le repos des âmes victimes de la bombe atomique et pour la paix dans le monde.

Les grues sont le symbole de longévité. Des guirlandes de grues en origami (pliages de papier) sont accrochées dans le parc.

 

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Une petite fille (Tomoko), pour un devoir scolaire, se rend à Hiroshima. Elle visite un musée et reconstruit mentalement les circonstances du bombardement atomique. Ensuite, elle se rend dans un parc où il y a un mémorial, et la petite fille de la statue (Sadako) prend vie sous ses yeux.

Elles se lient d’amitié, et Sadako commence à raconter à Tomoko son histoire (comment elle a survécu au bombardement et comment elle est morte à cause des radiations).

l’oiseau bonheur

Littéralement : chevaucher sur le dos de l’oiseau grue.