Carnaval

 

Tanguent les robes à crinoline

Défilent les costumes somptueux

Arlequin baladin et Colombine

Attirent une foule de curieux

 

Plumes et plumettis et ornements

Parures délicates  chatoiement

Prennent la pose aux murs des vieux quartiers

Bonheur des spectateurs émerveillés

 

Etranges silhouettes sans âge

Paradent le long du grand canal

Emotions figées des personnages

Semblent toutes convoler au  bal

 

Rubans de velours fragiles dentelles

Fines broderies mystérieuses

Poses énigmatiques langoureuses

Au loup des courtisanes sensuelles

 

Sous le masque le regard libertin

De quelque conquérant  Casanova

Joue de séduction dans l’anonymat

Tandis que déambule Arlequin

 

Bijoux extravagantes  perruques

Déguisements aux accents meringués

Spectacle au raffinement magique

Couleurs de bonbons acidulés 

 

 Aussi de délicieuses gourmandises

Spectacles aux façades des églises

Timidement les enfants s’avancent

Inquiets  reculent curieux grimacent

 

Rient pleurent parfois s’interrogent

Questionnent  Qui es-tu? observent

Ton masque est-il illusion transgression

Protection ou bien est-il prison?

Gentil coquelicot

 

J’ai descendu dans mon jardin, (bis)
Pour y cueillir du romarin.
Gentil coquelicot, mesdames,
Gentil coquelicot nouveau.

Pour y cueillir du romarin, (bis)
J’n’en avais pas cueilli trois brins.
Gentil coquelicot mesdames,
Gentil coquelicot nouveau.

J’n’en avais pas cueilli trois brins, (bis)
Qu’un rossignol vint sur ma main.
Gentil coquelicot, mesdames,
Gentil coquelicot nouveau.

Qu’un rossignol vint sur ma main, (bis)
Il me dit trois mots en latin.
Gentil coquelicot, mesdames,
Gentil coquelicot nouveau.

Il me dit trois mots en latin, (bis)
Que les hommes ne valent rien.
Gentil coquelicot, mesdames,
Gentil coquelicot nouveau.

Que les hommes ne valent rien, (bis)
Et les garçons encor bien moins.
Gentil coquelicot, mesdames,
Gentil coquelicot nouveau.

Et les garçons encor bien moins, (bis)
Des dames, il ne me dit rien.
Gentil coquelicot, mesdames,
Gentil coquelicot nouveau.

Des dames, il ne me dit rien, (bis)
Mais des demoiselles beaucoup de bien.
Gentil coquelicot, mesdames,
Gentil coquelicot nouveau.

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Le petit jardin

Avec un rouge-gorge dans son sapin
Avec un homme qui faisait son jardin
Au fond d’une cour à la Chaussée-d’Antin

Mais un jour près du jardin
Passa un homme qui au revers de son veston
Portait une fleur de béton
Dans le jardin une voix chanta

{au refrain}

C’était un petit jardin
Qui sentait bon le Métropolitain
A la place du joli petit jardin
Il y a l’entrée d’un souterrain
Où sont rangées comme des parpaings
Les automobiles du centre urbain

C’était un petit jardin
Au fond d’une cour à la Chaussée-d’Antin.
C’était un petit jardin
Au fond d’une cour à la Chaussée-d’Antin.

 

LE CONTE CHAUD ET DOUX LES CHAUDDOUDOUX

Il était une fois, dans des temps très anciens, des gens qui vivaient très heureux. Ils s’appelaient Timothée et Marguerite, et avaient deux enfants, Charlotte et Valentin. Ils étaient très heureux et avaient beaucoup d’amis. Pour comprendre à quel point ils étaient heureux, il faut savoir comment on vivait à cette époque-là.

Chaque enfant, à sa naissance, recevait un sac plein de chaudouxdoux. Je ne peux pas dire combien il y en avait car on ne pouvait pas les compter. Ils étaient inépuisables. Lorsqu’une personne mettait la main dans son sac, elle trouvait toujours un chaudouxdoux. Les chaudouxdoux étaient très appréciés. Chaque fois que quelqu’un en recevait un, il se sentait chaud et doux de partout. Ceux qui n’en avaient pas régulièrement finissaient par attraper mal au dos, puis ils se ratatinaient, parfois même ils en mouraient.

par  Claude Steiner

http://claudesteiner.com/fuzzyfr.htm

Bienveillance

« Un jour je compris que cet amour bienveillant, inconditionnel, je devais le nourrir à l’endroit de ma propre existence, de mon propre corps »

« J’ai soudain compris que mon corps était comme un enfant à protéger, à chérir. Avant, j’avais tendance à tirer sur la corde, à chercher à obtenir de lui tous les plaisirs possibles, mais à ne jamais être dans le repos, le respect de ce qu’il m’apporte au quotidien. »

Alexandre Jollien – Petit traité de l’abandon p27  Seuil